mercredi 14 septembre 2016

Déclaration de Guerre



En ce 14 septembre de l’an de grâce 2016, je déclare la guerre aux cocottes et glands qui sans gêne envahissent nos terrains et routes.
Il est temps mes très chèrs et braves associateux de joindre notre armée et de se débarrasser de ces envahisseurs. Levez tous vos armes de destruction collectives (c.à.d. vos râteaux) et capturez ces occupants non désirables dans des tas sur le bord de la route.
Moi le général (titre que je me suis humblement attribué), du haut de mon véhicule blindé, armé d’une simple pelle, vais les apporter dans une zone où ils ne pourront plus jamais nuire à notre digne société.
MORT À L’ENVAHISSEUR !
Si on met l’humour de côté, pour les prochaines semaines, je vais ramasser nos tas et si vous y déposez des cocottes ou des glands, je vais avoir une pelle et je vais les ramasser aussi.
Je fais appel à tous car nos chemins ont l’air mal propre avec tous ces débris. Je ne sais pas si vous êtes au courant mais il n’y a personne de payer pour nettoyer notre place.
Chuck me contait cette semaine qu’il ramassait des cocottes sur le chemin en avant de chez lui et qu’un voisin lui a demandé pourquoi il faisait ça. Il lui a répondu que c’était parce que ça avait l’air sale. Le voisin lui a répondu : « Ben voyons donc, il y a du monde de payer pour faire ça ! » NON il n’y a pas personne !
J’en profite pour remercier Monique et Louis (sont faciles à reconnaître ils ont tout le temps un râteau dans les mains). Ils nettoient les aires sur le bord de la clôture (chemin de la plage), cette semaine, ils ont même poussé leur râteau sur plusieurs chemins et ramassé bien des cocottes abandonnées. Tant qu’à dénoncer quelques personnes… Jean-Paul et Lise s’occupent du chemin en avant de la plage, Louise et Marcel nettoient pratiquement tout le triangle (pas des Bermudes) adjacent au lot 13, 14 et 15. 

Champs de bataille

À l'attaque
Richard
Soi-disant Général

mardi 13 septembre 2016

Parfois un Voyage aux Vidanges peut être si Excitant



Si vous me demandez ce que j’ai mangé hier, il y a de bonnes chances que je ne me rappelle pas ! Par contre si vous me demandez ce que j’ai mangé pour souper le 13 septembre 2015, sans hésitation, je peux vous dire que c’était du poulet acheté tout cuit à l’épicerie. Surprenant, n’est-ce pas ?
Pas tant que ça, je vais vous avouer quelque chose, ce n’est pas tant la nourriture que je me rappelle mais qu’est-ce qu’on a fait avec les os ; On les a jetés dans notre poubelle. Pour que ça ne sente pas mauvais dans la maison, j’ai pris les déchets et à la blague j’ai dit à ma femme : « Je m’en vais porter ça, je vais être de retour dans dix minutes si je ne me fais pas manger par un ours ».
Donc, le sac de déchets à la main, je me suis dirigé vers l’avant. Je suis du type perdu dans ses pensées et si je vous croise et que je suis « ben égaré » c’est bien possible que je ne vous voie même pas. Faque, je marchais et tout à coup j’entends un gros bruit à quelques pas de moi.
J’arrête et essaie de comprendre ce qui se passe. À ma gauche il y a un gros pin où un ours est en train de grimper. Au sommet, il y a un ourson. (Juste pour vous rappeler : j’ai un sac de déchets avec des restes de poulet frais et odorants dans les mains.) Sans courir, je recule en surveillant les ours mais en ne les regardant pas dans les yeux (d’après des documentaires que j’ai déjà regardés c’est la chose à faire, plus sur les documentaires à la fin). Aussitôt que j’arrive à la hauteur d’une roulotte où je sais qu’il y a des gens, j’arrête leur dire de faire attention, il y a des ours.
Quand j’arrive chez moi, j’abandonne le sac de déchet sur le plancher, prends l’appareil photo (une des choses à ne pas faire) et retourne faire le tour des roulottes pour avertir tout le monde. Je vais aussi parler à Carl, parce que je pense que si on ne peut pas se promener avec nos bêtes, les ours devraient respectés nos règlements, pensez-vous ça aussi ?
Lorsque je retourne sur la scène qu’est-ce que je vois ? Tout le monde est là en train de prendre des photos !  
Entre-temps, Carl a appelé les garde-chasses qui après quelques heures sont arrivés avec UNE cage. À ce moment-là, on avait constaté qu’il y avait deux oursons et la maman ours.
Pendant la soirée, j’ai entendu la porte de la cage se refermer. Au matin, j’ai été voir, les deux oursons étaient à l’intérieur mais la mère restait à l’extérieur. Il n’y avait pas de danger, on avait mis une clôture genre clôture à neige orange à l’entour de l’endroit… très sécuritaire !
D’après les campeurs qui sont ici depuis 115 ans, c’était la première fois qu’on avait une telle visite sur le camping, moi je ne prends pas de chance, je ne mange plus de poulet !
Parlant d’ours… dernièrement j’ai regardé un documentaire sur les ours dans l’ouest Canadien. Je pense que si jamais vous allez dans l’ouest et que vous vous promenez en forêt c’est de l’information crucial donc, je vous la transmets.
Lorsqu’on se promène s’est très important de savoir si on est dans une région où il y a des ours noirs ou des grizzlys.
L’ours noir est très timide, on recommande de se promener avec des petits grelots à vos espadrilles et au pire il se vend des vaporisateurs de poivre de Cayenne. Le grizzly est territorial et fera tout pour protéger son territoire. Donc il est très important de déterminer le genre d’ours qu’il y a dans les parages.
Pour vous aider à savoir juste à surveiller à terre, vous pourrez voir leurs excréments.
Les tas de l’ours noir sont plus petit et si vous regardez bien, il va s’y trouver des petits fruits à moitié digérés. Il s’en dégage aussi une petite odeur âcre.
Les tas du grizzly sont beaucoup plus gros et si vous regardez bien, il va s’y trouver des grelots. Il s’en dégage aussi une odeur de poivre de Cayenne ! hahaha
 C'est trop gentil de m'apporter vos restants Monsieur!

 Mom je veux une cuisse 
Bonus aujourd'hui. Un petit video, juste à cliquer l'image pour le partir.
Richard
L'Homme qui est l'homme qui a vu l'ours

lundi 12 septembre 2016

The Sound of Silence (baptême ma machine ne fait plus de bruit)



Ce lundi matin, il faisait beau, les oiseaux chantaient l’automne qui approche. Le terrain était vide et archi vide. Le vent d’hier, qui m’a obligé à me peigner trois fois (plus que toute la semaine entière), s’est tu. Quelle belle journée pour ramasser des épines, non ?
C’est exactement ce que je me disais, donc, après neuf heure, accompagné de ma chauffeuse (oui je suis si important que j’ai une chauffeuse), j’ai pris la voiturette à gaz et ai foncé sur les tas abandonnés sur le bord de nos chemins.
Si vous ne savez pas de quelle voiturette que je parle, c’est celle qui a d’inscrit sur les côtés : « Association des propriétaires ». Vous ne pouvez pas la manquer, elle fait autant de bruit qu’une Harley !
Ah que la vie était belle, le terrain de plus en plus tas-less, quand tout à coup, mon pire cauchemar se produit… Tam Tam (son de musique dramatique), la baptême de machine s’est arrêtée.
Une chance que j’aie des grandes connaissances en mécanique, j’ai vérifié :
Les pneus – présent
Le moteur – présent
Les ptits bouts de tuyau – présents
La batterie – présente
L’essence – bas
Ah ah ça doit être qu’il n’y a pas assez d’essence, le génie mécanique s’est dit ! Donc le génie a été chercher un bidon d’essence, rempli la tank, tourné la clé, le silence m’a hurlé du plus profond de la baptême de machine à marde !
À bout de désespoir, avec chaque pas, marchant de plus en plus sur mon orgueil, j’ai été voir en avant si un bon Samaritain pouvait m’aider.
Jean, mon chum, a eu la bonne idée de prendre une voiturette électrique et aller chercher l’autre baptême de machine à marde de con et de la tirer en avant. J’étais si humilié, avoir eu des vitres teintées, je serais resté caché.
Je ne connais pas la fin de cette terrible histoire, mais si dans vos cœurs, vous pouviez envoyer des ondes positives à l’sti de baptême de machine à marde de con, peut-être qu’elle refera du bruit à temps pour me permettre de finir la cueillette !
Humblement,
Richard
Pépine-o-logue en arrêt de travail